La séance zéro déchet personnalisée de Marie Laure

Marie Laure est un peu bloquée dans sa démarche Zéro Déchet. Elle ne sait pas ce qu’elle peut faire de plus pour avancer, et m’a demandé de l’aide. Je suis allée chez elle pour une séance personnalisée de 2h. Je vous raconte comment se passe une séance perso, et ce qu’on peut en retirer.

séance ZD perso 1

« Je me suis lancée dans une démarche vers le ZD il y a un peu plus d’un an et demi, en me renseignant sur internet,» dit Marie Laure. «J’avais réussi à me débarrasser du superflu mais notre consommation de déchets (nous sommes 2) était encore trop élevée à mon goût. Je ne savais pourtant plus vraiment quoi faire pour avancer, je me sentais coincée sur le chemin vers le ZD, ne sachant par quel bout commencer. Les ateliers ne me convenaient pas vraiment car ils proposent souvent des gestes que je fais déjà. Que faire de plus ? C’est en parlant avec Pauline de mes interrogations qu’elle m’a proposé son aide en venant chez moi pour un grand « atelier » personnalisé. »

Je suis allée chez Marie Laure pour une séance personnalisée de 2h. Nous avons discuté de ses objectifs, de ses méthodes, de ses produits. Nous avons analysé ses poubelles et ses placards. Nous avons beaucoup échangé, et Marie Laure a noté de nombreuses idées pour progresser. «Autour d’un thé lors d’un moment chaleureux, Pauline a partagé avec moi ses trucs et astuces « pour aller plus loin » en fonction de mon avancée. Nous avons ensuite fait le tour de la cuisine et de la salle de bain, où la plupart des déchets sont produits.»

Marie Laure a aujourd’hui une poubelle de 20L qu’elle sort tous les 10jours environ. Elle trouve que c’est encore trop, et voudrait réduire encore plus ses déchets. Et par la même occasion, réduire ses dépenses. Son deuxième objectif concerne le tri. Elle trouve que malgré ses tris successifs, elle a encore trop d’affaires. Elle voudrait désencombre encore son logement mais ne sait comment faire. Elle aimerait surtout savoir où elle se situe dans le Zéro Déchet.

Nous allons examiner sa cuisine. Rapidement je me rends compte que Marie Laure est déjà très avancée dans la démarche. Elle n’a quasiment que des bocaux, très peu d’emballages plastiques. Pas de produits cracra sous l’évier, elle fait déjà ses produits ménagers. Le but est ici est donc de chercher la petite bêtes, les derniers détails où il y a de la marge de progression. Que reste-t-il donc dans la poubelle ? Qu’y a-t-il dans le frigo ou les placards qui peuvent finir à la poubelle ?

Par exemple, Marie Laure et son chéri aiment grignoter. La première chose qu’elle dit jeter à la poubelle c’est des paquets de chips dont elle ne peut pas se passer. Quelle serait l’alternative ici ? Effectivement les chips n’existent pas en vrac, elle sont trop fragiles. Par contre il existe de nombreux autres produits délicieux en vrac, notamment des crackers (au fromage, à la tomate, aux herbes) sous forme de petits carrés. Ou bien des fruits secs (noix de cajou, cacahuètes etc), seuls, en mélange, grillés, salés, épicés, ou pas. On discute des magasins du centre ville où elle pourrait en trouver, elle note sur son carnet d’aller expérimenter.

En faisant le tour de sa cuisine on identifie les derniers emballages qui restent, et on discute des alternatives. En fonction de ses habitudes alimentaires, de son organisation, de l’acceptation de son chéri etc nous trouvons des actions qu’elle pourrait mettre en place. Elle note sur son carnet ce qui lui va bien.

Un gros point qu’il reste dans sa poubelle c’est tout ce qui concerne les déchets organiques. Elle n’a aujourd’hui pas de solution. Vivant en appartement elle n’a pas de composteur. Nous parlons de quelques composteurs partagés du centre ville, et du lombricompost. Sa cuisine est idéalement agencée pour qu’elle en ait un, nous envisageons donc un prochain atelier construction de lombricompost.

Nous parlons ensuite des courses, quelle est sa gestion. Pour réduire son budget à ce niveau-là, la prochaine étape consiste à planifier ses repas. Nous discutons longuement des différentes manières de le faire, de comment s’y essayer progressivement.

Après une pause goûter, où l’on discute de ses pratiques cosmétiques, nous examinons sa salle de bains. Dans cette pièce aussi, Marie Laure est très avancée. Elle a déjà fait beaucoup de tri, et il reste un nombre très limité de produits. Nous les prenons un par un pour voir ce qu’elle utilise vraiment. Nous parlons de ce qu’elle peut faire avec tous les produits cosmétiques qu’elle n’utilise plus, pour ne pas les jeter. Sa plus grosse marge de progression ici consiste à réfléchir à sa routine de soin de peau : est-il vraiment nécessaire pour elle d’utiliser 4 produits sur sa peau chaque jour ? Elle fait cela depuis un certain temps, par habitude, sur les conseils des esthéticiennes pour sa peau acnéique. Je l’amène à se poser des questions sur cette pratique. Je lui donne mon exemple (un seul produit, mais pas tous les jours, et parfois un deuxième). Elle va donc faire des essais pour bien comprendre ce dont elle a vraiment besoin comme produit et comme rythme d’utilisation. Aujourd’hui elle a réduit à 2 produits par jour, et elle a beaucoup moins de boutons !

séance ZD perso 2

Nous avons passé 2h ensemble. Nous avons parlé de la cuisine, des courses, des produits ménagers, de la salle de bains etc. Pour quelqu’un de plus débutant, il faudrait passer plusieurs heures pour aborder tous ces sujets, mais vu l’avancement de Marie Laure ce n’étais pas nécessaire. Au lieu de parler de recette de produits (qu’elle a déjà), nous avons vu des points différents, qui correspondent vraiment à ses besoins. Marie Laure a noté une bonne dizaine d’actions qu’elle voudrait mettre en place. La plus facile pour elle serait de congeler la pâte à tarte et les épluchures. La plus difficile concerne ce qui nécessite un peu de recherche et test, comme remplacer les chips par des gâteaux apéritifs en vrac. Elle est très contente de réaliser qu’elle est déjà bien avancée, mais aussi qu’elle a encore des marges de progression identifiées ensemble.

« Après cette séance, je me sens reboostée dans ma démarche vers le ZD, j’ai noté plein d’astuces pour réduire mes déchets (et dépenses !) tout en me facilitant la vie. Que demander de plus ? En 2h nous avons pu faire le tour des problématiques qui me touchent personnellement et j’ai vraiment l’impression d’avoir gagné du temps car il aurait fallu faire de nombreuses recherches et/ou ateliers « avancés » pour en arriver à ces conseils. Je sais maintenant par quoi commencer et quelques points se sont déjà mis en place tout naturellement. Je suis contente d’avoir reçu l’aide de Pauline et n’hésiterai pas à la recontacter pour faire le point dans quelques temps. »

Nous nous reverrons d’ici quelques semaines, avec de nombreuses idées : fabriquer un lombricompost, un bee wrap. Mais surtout la prochaine fois nous nous attaquerons à son deuxième objectif : le tri !

ça vous donne envie ? Vous voulez en savoir plus et peut-être faire une séance personnalisée similaire ? Vous pouvez consulter la page des séances ZD personnalisées, et n’hésitez pas à me contacter pour en discuter !


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